Vous êtes privé de liberté ou sous contrainte

Détention provisoire et contrôle judiciaire

Être placé en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire bouleverse le quotidien, celui de la personne concernée comme celui de ses proches. Les délais de recours sont courts. Cette page dit lesquels, et ce qu'il faut préparer.

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Vous êtes placé en détention provisoire

Deux voies existent, et elles ne s'excluent pas : contester la décision qui vous a placé en détention, et demander votre mise en liberté.

Contester la décision

Vous disposez de dix jours pour faire appel de l'ordonnance qui a ordonné votre placement en détention. Le même délai s'applique en cas de prolongation. Votre recours donne lieu à un nouvel examen de votre situation par la chambre de l'instruction de la cour d'appel.

Demander la mise en liberté

Cette demande est ouverte à toute personne détenue, à tout moment de la procédure : pendant l'instruction, dans l'attente du jugement, ou en cause d'appel. Elle doit respecter les délais et les formes prévus par la loi.

Comment se déroule une demande de mise en liberté

1

Le juge d'instruction sollicite l'avis du procureur

La demande est transmise au parquet, qui prend position.

2

Le juge des libertés et de la détention est saisi

Si le juge d'instruction ne fait pas droit à la demande, il saisit le juge des libertés et de la détention, qui rend sa décision.

3

L'appel, dans les dix jours

En cas de refus, vous disposez de dix jours pour interjeter appel. L'affaire est alors examinée par la chambre de l'instruction.

Un dossier documenté pèse sur l'examen de la demande : justificatif de domicile, contrat de travail ou promesse d'embauche, attestations, garanties de représentation. Ces pièces se rassemblent avant de déposer, pas après.

La durée de la détention provisoire

Elle dépend de la nature de l'infraction, de la peine encourue, de l'âge de la personne et de sa situation personnelle.

En matière délictuelle

Depuis la loi du 13 juin 2025, le mandat de dépôt initial ne peut excéder six mois selon les infractions. Il peut être renouvelé plusieurs fois.

En matière criminelle

La durée initiale est d'un an, avec des prolongations possibles selon la procédure.

Vous êtes placé sous contrôle judiciaire

Le contrôle judiciaire impose des obligations ou des interdictions : obligation de soins, de travailler, de se présenter régulièrement aux services de police, interdiction de rencontrer certaines personnes ou de paraître dans certains lieux.

1. Contester

Vous pouvez faire appel de la décision de placement dans les dix jours. L'appel est examiné par la chambre de l'instruction.

2. Faire modifier

À tout moment, vous pouvez demander un allègement, par exemple réduire la fréquence des présentations au commissariat, ou la suspension temporaire d'une interdiction, par exemple une autorisation exceptionnelle de quitter le département.

3. Demander la mainlevée

La mainlevée totale met fin au contrôle judiciaire. En cas de refus du juge, vous disposez là encore de dix jours pour interjeter appel devant la chambre de l'instruction.

Chaque demande, mise en liberté comme modification du contrôle, doit être motivée et documentée. Les délais sont brefs et ne se rouvrent pas : le premier réflexe utile est de faire le point avec un avocat dès la notification de la décision.