Vous êtes mis en cause

Prévenu ou mis en examen

Une convocation de la police ou de la gendarmerie est un moment anxiogène. Le cabinet intervient dès le premier acte de la procédure : ce que vous risquez, ce que vous devez dire, ce que vous n’êtes pas obligé de dire.

Appeler le cabinet au 06 20 80 02 57

La convocation

Deux régimes existent et la convocation ne dit pas toujours lequel vous attend.

Audition libre

Vous êtes entendu mais vous restez libre de partir à tout moment. Vous avez le droit de garder le silence et de demander l’assistance d’un avocat.

Garde à vue

Si la convocation ne mentionne pas l’audition libre, le placement en garde à vue dès votre arrivée est probable. Préparez ce scénario avant de vous présenter.

Avant toute audition, vous devez être informé de l’infraction qui vous est reprochée : nature des faits, date, lieu. Sans cette information, vous n’avez rien à répondre.

Vos droits en garde à vue

1. L’avocat

Être assisté dès le début de la mesure, s’entretenir avec lui trente minutes et l’avoir présent à chaque audition. Ce droit se demande immédiatement, il ne s’offre pas.

2. Le médecin

Demander un examen médical, à tout moment et à chaque prolongation. L’examen peut établir un état de santé incompatible avec la mesure.

3. Le proche

Faire prévenir un proche ou votre employeur. Vous avez aussi le droit de vous taire : le silence ne vaut pas aveu et ne peut pas vous être reproché.

Après la garde à vue

Sortie sans poursuite

Vous êtes relâché sans poursuite immédiate. L’enquête peut continuer et une convocation arriver plus tard.

Convocation

Vous recevez une convocation devant le tribunal, à une date fixée. Le dossier s’obtient et se travaille d’ici là.

Déferrement

Vous êtes présenté à un magistrat le jour même ou le lendemain. C’est l’hypothèse où tout se joue en quelques heures.

Le déferrement

Présenté au tribunal, trois issues sont possibles.

Contrôle judiciaire

Vous repartez avec des obligations à respecter jusqu’à une audience ultérieure : pointage, interdictions de paraître ou d’entrer en contact, remise du passeport.

Comparution immédiate

Vous êtes jugé le jour même. Vous pouvez demander un délai pour préparer votre défense : ce choix se décide avec votre avocat, dossier en main.

Mise en examen

Un juge d’instruction est saisi. La procédure s’ouvre alors sur plusieurs mois, parfois plusieurs années.

La mise en examen

L’interrogatoire de première comparution

Le juge d’instruction vous entend, vous notifie les faits et vous met en examen ou vous place sous le statut de témoin assisté. Vous pouvez faire des déclarations, répondre aux questions ou vous taire.

Le juge des libertés et de la détention

Si le juge d’instruction demande votre détention provisoire, la décision appartient au JLD, au terme d’un débat contradictoire. Un délai pour préparer ce débat peut être demandé.

Le déroulement d’une audience pénale

1
Vérification de votre identité et rappel des faits reprochés.
2
Examen du dossier et débats sur les faits.
3
Questions du tribunal, du procureur, de l’avocat de la partie civile et de votre avocat.
4
Étude de votre personnalité et de vos antécédents.
5
Plaidoiries : partie civile si elle est présente, puis réquisitions du procureur, puis votre avocat.
6
Votre parole en dernier. Le tribunal doit vous la donner.
7
Délibération. Le jugement est rendu sur le siège ou mis en délibéré à une date ultérieure.

En résumé

Demandez un avocat

Systématiquement, dès la première minute, quelle que soit la mesure et quelle que soit votre confiance dans l’issue.

Gardez le silence

C’est un droit, pas un aveu. Il se lève quand la défense y a intérêt, pas avant.

Préparez la suite

Une défense se construit dès le début de la procédure. Les premières déclarations suivent le dossier jusqu’à l’audience.

Appeler le cabinet au 06 20 80 02 57

Le cabinet intervient en urgence à Paris et en Île-de-France, garde à vue comprise. Il se déplace devant les juridictions de l’ensemble du territoire.